Loi française du 11 février 2005. Une définition légale du handicap.

La Loi du 11 février 2005 définit le handicap dans toute sa diversité. L’article 2 stipule que « constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou trouble de santé invalidant ».

 
   Polyhandicap

Il se définit par une déficience mentale profonde associée à de graves incapacités motrices. La restriction de l'autonomie est extrême et les possibilités de perception, d'expression et de relation, limitées. Sa prévalence est de 2 pour 1 000.
 
  Multihandicap

Le multihandicap, parfois appelé plurihandicap, peut être défini par l'association de plusieurs déficiences ayant approximativement le même degré de gravité, ceci empêchant de déterminer une déficience principale et posant des problèmes particuliers de prise en charge, car les capacités restantes ne permettent pas toujours d'utiliser les moyens de compensations habituels (exemple : la vision autorise l'usage de la langue des signes à un sourd mais pas à un sourd-aveugle).
 
  IMC L’infirmité motrice cérébrale

Englobe un groupe d’états qui ont un impact sur la coordination ou le contrôle des mouvements et des muscles. Cela est causé par des dommages aux aires motrices dans le cerveau, ce qui survient typiquement au cours d’une grossesse pendant le développement du fœtus, avant, durant ou peu après l’accouchement, ou au cours des trois premières années de la vie d’un enfant. Les dommages compromettent la capacité du cerveau à contrôler efficacement les mouvements et la posture. L’infirmité motrice cérébrale n’est pas progressive et en général ne s’aggrave pas avec le temps.
 
IMOC infirmité motrice d’origine cérébrale

Infirmité Motrice Cérébrale avec un déficit intellectuel.
Source : www.crmh.fr

Voici un  schéma qui explique l’Infirmité Motrice Cérébrale ou Paralysie Cérébrale
dès son origine jusqu’aux différents degré de conséquences possibles.
Ainsi, il s’agit là d’un large éventail de pathologies, de la plus légère à la plus lourde.
Source : Internet

 

Les textes ci-dessous sont tirés du Site de la Fondation Motrice - France
Qu’est-ce que l’Infirmité Motrice Cérébrale ? Première cause de handicap moteur chez l’enfant,

L’Infirmité Motrice Cérébrale est la conséquence permanente d’une atteinte cérébrale survenue avant ou autour de la naissance manque d’oxygénation du cerveau, hémorragie cérébrale, insuffisance de la nutrition du cerveau en particulier chez les prématurés, etc...). Les anglosaxons parlent de paralysie cérébrale (Cerebral Palsy).

L’Infirmité Motrice Cérébrale est un état non évolutif et non héréditaire qui résulte de la destruction de certaines cellules du cerveau. Le symptôme le plus courant est le manque de contrôle au niveau des muscles volontaires ; mais les conséquences varient selon la gravité de la déficience.

Les conséquences les plus communes sont :

  • Difficulté de contrôle musculaire
  • Manque de coordination
  • Spasticité et tremblements
  • Problèmes visuels et auditifs

Un handicap très répandu mais peu connu

L’Infirmité Motrice Cérébrale touche, en France, chaque année 1500 nouveaux nés (soit 2,25 naissances pour 1000) et concerne aujourd’hui près de 100 000 personnes. Tous les enfants peuvent être concernés à leur naissance, et les enfants nés prématurément y sont particulièrement exposés. Source Apetreim

La paralysie cérébrale (cerebral palsy en anglais) est un terme d'utilisation internationale, dont les limites et les définitions ont subi de nombreuses variations au gré des écoles de pensées, des concepts et de l'évolution des connaissances concernant le développement cérébral.
Selon la plus récente définition collective (Rosenbaum et coll., 2007), Paralysie cérébrale (PC) est un terme qui désigne un groupe de troubles permanents du développement du mouvement et de la posture, responsables de limitations d'activité, imputables à des évènements ou atteintes non progressives survenus sur le cerveau en développement du fœtus ou du nourrisson. Les troubles moteurs de la paralysie cérébrale sont souvent accompagnés de troubles sensoriels, perceptifs, cognitifs, de la communication et du comportement, par une épilepsie et par des problèmes musculo-squelettiques secondaires.
En France le terme d'infirmité motrice cérébrale (IMC) est plus répandu. Il est parfois employé à la place de paralysie cérébrale mais pour Guy Tardieu l'IMC regroupait des troubles moteurs prédominants et non évolutifs dus à une lésion cérébrale, "conséquence d'une lésion pré, péri ou postnatale précoce", pouvant "s'accompagner d'atteintes sensorielles et d'atteintes partielles des fonctions supérieures à l'exception d'une déficience intellectuelle" (Tardieu 1969).
Le terme paralysie cérébrale est donc plus général puisqu'il regroupe également les formes avec des atteintes intellectuelles où l'on parle dans les cas les plus sévères de polyhandicap. En France le terme d'infirmité motrice d'origine cérébrale (IMOC) a également été proposé dans une acception assez large.

Source : La Fondation Motrice